Didi, le géant chinois des VTC, à l’assaut du Brésil

L’entreprise, valorisée 56 milliards de dollars, a acheté le groupe brésilien 99 Taxis, confirmant ainsi ses ambitions à l’international.

La bataille mondiale des VTC reprend de plus belle en 2018. Didi Chuxing, principale application chinoise de réservation de véhicules avec chauffeur, a annoncé jeudi avoir racheté le service brésilien 99 Taxis, confortant son ambition de  rivaliser avec l’américain Uber à l’international.

Didi, qui revendique plus de 450 millions d’usagers, possédait déjà une participation stratégique dans la firme brésilienne, où  il avait investi 100 millions de dollars il y a un an. Dans un communiqué, le groupe chinois annonce – sans dévoiler le montant de l’opération – avoir pris le contrôle de 99 Taxis et de ses 14 millions d’usagers enregistrés.

Un marché en plein essor

Didi vient concurrencer frontalement Uber sur un marché en plein essor : selon Bloomberg News, São Paulo et Rio de Janeiro sont les deux premières villes mondiales en nombre de trajets effectués via l’application américaine.

L’acquisition de 99 Taxis est « une nouvelle étape décisive dans sa stratégie internationale », indique le groupe chinois dans un communiqué. Outre son rapprochement avec 99 Taxis, Didi avait pris en 2015 des participations dans l’application indienne de réservation de taxis Ola, ainsi que dans l’américain Lyft, rival d’Uber aux Etats-Unis.

Il a également mis une roue en Europe, via l’alliance conclue cet été avec l’européen Taxify, une centrale de réservation de VTC présente dans une vingtaine de pays et qui a débarqué en octobre à Paris.

Didi Chuxing, qui avait racheté l’an dernier les opérations d’Uber en Chine à l’issue  d’une bataille longue et ruineuse , affirme contrôler aujourd’hui 90 % du marché des VTC dans son pays et la quasi-totalité du marché local des réservations de taxi via téléphone mobile.

Après avoir déjà levé au printemps 2017 plus de 5 milliards de dollars (ce qui en faisait alors la start-up la mieux valorisée d’Asie), Didi a annoncé en décembre avoir  levé quelque 4 milliards supplémentaires pour financer son expansion.

Valorisation de 56 milliards

Parmi les investisseurs impliqués figuraient le géant japonais des télécoms Softbank et le fonds émirati Mubadala Capital, selon des sources proches du dossier interrogées par l’AFP, selon lesquelles la valorisation de Didi atteint désormais 56 milliards de dollars.

Ces nouveaux fonds doivent notamment servir à financer ses développements dans l’intelligence artificielle et l’établissement de son propre réseau de stations de recharge pour voitures électriques.

Source : www.lesechos.fr